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Jean-Sébastien Tacher

Jean-Sébastien Tacher

Jean-Sébastien Tacher

Aux Beaux-Arts de Grenoble, Jean-Sébastien Tacher forme le collectif Baoum avec trois de ses camarades en 2003. Ensemble ils vont traverser la manche à la rame, tourner un Dracula, tenter de renverser l’école d’art de Grenoble puis monter une alternative sous forme de galerie d’art : L’école du Baoum.

Dans une perspective plus pacifique, mais toujours un peu bruyante, il attaque la sculpture à la tronçonneuse en 2010. Épuisant le bestiaire des montagnes, de la forêt, puis de la brousse. Au vue du caractère non réversible de la matière et du bois en plus particulièrement, Jean-Sébastien Tacher va commencer à faire des maquettes de ses sculptures en argile pour limiter les fautes de trois dimensions et les déceptions.

Au fur et à mesure, le travail de maquette lui prend de plus en plus de temps. Il s’agirait de pouvoir les conserver et de les montrer. C’est ainsi que le désir de céramique est apparu.

Plusieurs résidences en Chine, à la Villa Arson vont lui permettre d’avoir accès à des ateliers de céramiques et surtout à leurs fours.
D’accident en accident, la pratique se dessine. Au commencement il réalisera beaucoup de sculptures animalières. Puis, Jean-Sébastien Tacher s’intéresse aux usages utilitaires de la céramique. Il réalise ainsi une série de cruches hautes en couleurs, des socles muraux, …
Sa passion pour la culture asiatique lui fait représenter différentes figures du panthéon sacré japonais dont les inspirants yokais, l’équivalent de nos démons occidentaux.

Récemment, il travaille un nouvel axe de recherche : la composition de tableau avec des tuiles de terres cuites émaillées. Reprenant le principe des toits polychromes de bourgogne, ils composent des motifs sur des surfaces en volume qui pourront s’accrocher au mur ou se laisser regarder comme des sculptures.

At the Beaux-Arts in Grenoble, Jean-Sébastien Tacher formed the Baoum collective with three of his comrades in 2003. Together they rowed across the Channel, shot a Dracula, tried to overthrow the Grenoble art school and then climb an alternative in the form of an art gallery: L’école du Baoum.

In a more peaceful perspective, but still a little noisy, he tackled sculpture with a chainsaw in 2010. Exhausting the bestiary of the mountains, the forest, then the bush. In view of the non-reversible nature of the material and of wood in particular, Jean-Sébastien Tacher will begin to make models of his clay sculptures to limit errors in three dimensions and disappointments.

Gradually, the work of the model takes him more and more time. It would be a question of being able to keep them and show them. This is how the desire for ceramics appeared.

Several residences in China, at the Villa Arson will allow him to have access to ceramic workshops and especially to their kilns.

From accident to accident, the practice takes shape. At the beginning he will make a lot of animal sculptures. Then, Jean-Sébastien Tacher became interested in the utilitarian uses of ceramics. He thus created a series of colorful jugs, wall bases, etc.

His passion for Asian culture makes him represent different figures of the Japanese sacred pantheon including the inspiring yokais, the equivalent of our Western demons.

Recently, he is working on a new line of research: painting composition with enamelled terracotta tiles. Taking up the principle of the polychrome roofs of Burgundy, they compose patterns on volume surfaces that can be hung on the wall or let themselves be looked at like sculptures.

Créations / Works